La sphère hospitalière évolue très vite dans un environnement où, pour répondre à la demande importante et exigeante des patients, l’activité hospitalière s’intensifie, se modifie dans son organisation, s’adapte aux transformations technologiques et aux reconfigurations territoriales.

Chacun d’entre nous, cadres ou praticiens avons à coeur d’exercer notre métier avec le souci de la qualité du service rendu aux patients et à l’institution. Nous sommes également conscients que la pression du faire bien et du faire à rythme soutenu touche tous les professionnels, nous-mêmes et les collaborateurs que nous manageons. Cette tension interroge le rapport de chacun au métier, le conduit à améliorer sa pratique individuelle dans l’interdépendance aux autres professionnels.

Quels sont les ressorts de ces évolutions de l’exercice, de l’implication de chacun dans la recherche d’une amélioration constante d’un exercice professionnel interdépendant ? L’hôpital public est-il isolé dans cette quête permanente d’améliorations ? Avec quelles spécificités ? Peut-il se nourrir opportunément de méthodes expérimentées dans d’autres domaines d’activité sans trahir la spécificité de sa mission ?