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Les droites et les gauches

Dans le paysage politique il semble y avoir ceux qui veulent instaurer un modèle et ceux qui veulent accompagner l’évolution du monde. Les premiers sont des idéalistes qui souhaitent conformer le politique à des idées ou à des conceptions du monde. Pour cela, ils veulent un pouvoir fort, capable d’instituer les processus et les organes qui conduisent aux objectifs de leur modèle pré-établi. Et tout ce qui s’oppose à ce grand modèle doit être absolument écarté. Ils sont pour la domestication au nom des valeurs qui sont les leurs. Ils veulent façonner le monde à l’image dont ils rêvent. Parmi les institutions qui relèvent de cette catégorie on trouve les églises et les partis attachés à une idéologie. Le marxisme, le libéralisme pur ou des systèmes de croyances élitiques en sont des exemples connus. Force est de constater que tous les régimes qui ont tentés cette voie d’imposition ont du en revenir.

 

Les deuxièmes, partisans de l’adaptation aux forces naturelles, sociales ou économiques, tentent seulement d’infléchir le réel, à partir eux aussi de leurs valeurs. Ce sont des libéraux en ce qu’ils acceptent les grandes évolutions contextuelles sur lesquelles ils pensent ne pas pouvoir avoir une réelle influence. Ils s’adaptent et corrigent au mieux les données contextuelles. Ils se soumettent à la nature et aux grandes évolutions de la société en tentant d’en limiter les effets néfastes.

 

Chacune de ces deux visions du monde n’empêche en rien d’avoir une réelle volonté politique. La première veut changer le monde, la deuxième cherche à infléchir les débordements. Néanmoins on retrouve des deux cotés des systèmes de valeur qui peuvent être classés de droite ou de gauche. Ce qui explique éventuellement que coexistent à droite comme à gauche deux sous ensembles, l’un plus libéral et l’autre plus coercitif.