Penseur de Rodin

A quoi servent les coachs

 

Les coaches sont des agents de changement. Quels que soient leurs domaines d’intervention, leur action vise toujours à favoriser l’évolution. Qu’ils interviennent sur la personne, l’équipe, les pratiques managériales ou le système global de l’entreprise, leur rôle est toujours d’ouvrir des perspectives, de laisser entrevoir des espaces de liberté à des personnes ou à des entités. C’est une raison pour laquelle on trouve des coachs dans toutes les situations de « passage » : changement de poste ou d’entreprise, obstacles à surmonter, évolution de comportement, montée en performance, intégration de nouveaux paradigmes, création d’équipe nouvelle, etc..

Le coach est attaché à la réussite de son champion. Il a pour mission de l’assurer, de l’entraîner et de lui faire gagner du temps. Détecteur des talents de son coaché, c’est aussi celui qui le pousse et l’aide à maintenir son cap dans les moments où l’objectif se dérobe.

Le coach est souvent une personne d’expérience, qui s’est construite à partir de vécus et de référentiels variés. Un homme expérimenté qui a l’expérience des âges de la vie et dont la fonction est de permettre et de transmettre.

Le coaching se caractérise par la position externe du coach vis à vis de son client. Non seulement il n’a aucune sorte d’intérêt personnel dans la situation que connaît son client, mais de plus il est en dehors de la situation. Aussi le coaching tire-t-il avantage de sa position d’extériorité de plusieurs façons.

A l’écoute des mouvements de l’environnement (marché, technologies, politique, évolution des mœurs), le coach est un témoin des évolutions. Sa vision globale, tant du fait de ses interventions en différentes entreprises que de son intérêt pour les évolutions sociales, industrielles ou économiques, en font un partenaire du maintien des capacités d’analyse du coaché. Permettre à son client de « rester dans le coup » est, par exemple, un de ses atouts.

Son extériorité lui permet aussi d’être un stimulateur d’inspiration. Son aptitude à faire des transpositions d’une compagnie d’assurance à un laboratoire, d’un constructeur d’automobiles à une société de service, en fait un véritable catalyseur de la fonction créative. Sa naïveté même, quasiment professionnelle (!), en fait un pourfendeur des modèles établis.

Enfin, sa position externe, le libérant de tout enjeu interne à l’entreprise, lui permet de considérer son client sans crainte de plaire ou de déplaire. Il est là pour renvoyer une image, la plus juste possible. Sa culture propre, nécessairement décalée par rapport à celle de son client, lui laisse une capacité d’étonnement qui en fait un facteur de remise en question.

A côté des avantages liés à l’extériorité, la nécessité du coaching résulte d’une constatation générale : le changement n’est jamais facile. Y compris lorsqu’il s’agit d’améliorer le degré de mise en œuvre de ses compétences. Quiconque est confronté au changement se retrouve face à des réticences, des résistances, résultat d’une inertie naturelle qui freine la volonté de changer. Ces résistances proviennent d’habitudes de comportement du coaché ou de celles de son entourage.

Certains changements engendrent des crises. C’est à dire des états provisoires de désordre qui sont des périodes intermédiaires entre un mode de fonctionnement ancien et un autre, nouveau. Cette crise résulte de la perte des points de repères connus et de la méconnaissance des nouveaux. L’état de crise peut affecter le fonctionnement, l’organisation, les relations, les comportements ou l’identité. Parfois il les affecte tous à la fois.

Face à cette situation le coach est un allié de celui qui veut évoluer. Par sa présence il compense les craintes qu’entraîne toute situation de changement ou les fragilités que ne manque pas de provoquer la recherche de performance. Le coaché, compris et stimulé, peut alors se tourner vers le changement et le tenter. A cet endroit, tout se passe comme si le coach prenait la place des résistances, destinées à protéger l’individu, lui permettant ainsi de se risquer plus librement.

Enfin, autre utilité du coach, il est celui avec qui on s’arrête. Il participe d’un temps d’arrêt comparable à celui qui suit une expiration et précède une nouvelle inspiration. Cette prise de recul, cette interrogation sur ce qu’on est en train de faire, assure de prendre la bonne direction même si cela fait perdre des minutes… pour gagner des heures.

Facilitateur de la réflexion, stimulateur, soutien, critique intime, témoin des évolutions externes, transmetteur, etc… si le coach occupe tour à tour toutes ces fonctions c’est qu’il est, plus qu’au service de son client, au service de la réussite de son client !